Petit guide pour éco-voyageur en herbe

De plus en plus de vacanciers font le choix de devenir éco-voyageur. Ils tentent ainsi de limiter les conséquences du tourisme de masse. Pollution de l’air, de l’eau et des sols, bétonisation des littoraux, disparition de la biodiversité, mauvaise gestion des déchets et surconsommation des ressources naturelles… Dans les régions les plus touristiques, l’environnement paye un lourd tribu.

Et ce n’est pas tout. Le déséquilibre du marché locatif, la menace du patrimoine culturel et la surpopulation saisonnière altèrent la qualité de vie des populations locales. Le tourisme représente pour eux une manne financière, mais devient également un facteur de dégradation de leur environnement. L’équilibre est parfois difficile à trouver, et dans plusieurs régions le tourisme de masse l’a emporté. Le tourisme est aujourd’hui le troisième secteur économique mondial après la chimie et les carburants. Autant dire, un poids-lourd de l’économie mondiale. Mais pour beaucoup, c’en est assez. La fin ne peut plus justifier les moyens. Il est temps de changer nos comportements individuels en attendant des changements plus profonds. Il est temps de devenir éco-voyageur.

Stratégie du colibri de l'éco-voyageurCette stratégie du colibri, de plus en plus voyageurs l’ont adoptée. L’heure est désormais aux vacances raisonnées, aux déplacements limités et aux loisirs respectueux de l’environnement. L’éco-tourisme a été défini en 1992 par la Société internationale d’éco-tourisme comme “une forme de voyage responsable dans les espaces naturels, qui contribue à la protection de l’environnement et au bien-être des populations locales”. L’éco-tourisme valorise des zones naturelles ou des sites culturels menacés, et développe l’emploi au niveau local sans détruire l’environnement.

Et quand on commence à s’intéresser à l’éco-tourisme, on ne peut que constater que l’offre est pléthorique.

Destinations

Couple éco-voyageur à la montagneLa France est l’un des pays présentant la plus grande diversité de paysages, d’écosystèmes et de climats. En métropole, les climats océanique, méditerranéen, montagnard et continental cohabitent, génèrent une palette de paysages exceptionnels. Plages de sables, calanques, criques et falaises, pinèdes, garrigues ou forêts primaires, mais aussi plaines verdoyantes, marais et zones humides, hauts plateaux, cols et sommets vertigineux… Vous n’aurez pas assez d’une vie pour venir à bout de toutes les destinations qui s’offrent à vous. Inutile d’aller au bout du monde pour être comblé.

Des labels peuvent vous aider à faire un choix éclairé. Les Parcs naturels régionaux sont créés pour protéger et mettre en valeur de grands espaces ruraux habités. Le label Ville ou Pays d’art et d’histoire, certifie que les pouvoirs publics s’engagent pour la protection de leur patrimoine culturel et naturel. Les communes labellisées Objectif 0 Phyto se sont engagées à réduire le recours aux produits phytosanitaires.

Hébergements

De plus en plus de professionnels du tourisme s’engagent dans une démarche respectueuse de l’environnement. Les hôtels et campings limitent l’utilisation du plastique. Les labels Bienvenue à la ferme, Écogîte ou Accueil Paysan sont désormais bien connus du grand public. Le label Gîtes Panda atteste du respect de la biodiversité, de l’éco-habitat et l’éco-citoyenneté des hôtes. De nombreux campings s’inscrivent dans une démarche respectueuse de l’environnement.

Alimentation

Pour l’éco-voyageur, consommer local est le maître-mot, et de préférence Bio. Pourquoi ne pas profiter des vacances pour arpenter les petits marchés, et faire le tour des boutiques de passionnés. Vous ne risquez qu’une seule chose… Prendre goût à cette qualité de vie et continuer toute l’année !

Loisirs

kayak en amoureuxSi l’éco-voyageur fait le choix de ralentir et de savourer l’instant présent, impossible toutefois pour lui de connaître l’ennui. Vélo, randonnée, marche nordique, pétanque, tennis, nage, canoë, pêche, initiations au maraîchage, à l’éco-construction et au développement durable, ateliers chez les artisans et visites d’exploitations seront toujours au rendez-vous.

Vous l’aurez compris, l’éco-voyageur passe d’excellentes et reposantes vacances tout en faisant des choix raisonnés et responsables, et en respectant les lieux et populations qui l’accueillent. Faites le pas ! Cet été, devenez éco-voyageur.

La rédaction