Découvrez l’explorateur Eliott Schonfeld et sa marche de la décroissance ?

À 21 ans, Eliott Schonfeld a choisi de devenir explorateur. Depuis ce jour, le tout jeune aventurier parcourt seul, équipé de manière minimaliste et pendant de longs mois, certains des endroits les plus sauvages et inaccessibles de la planète.

Les aventures d’Eliott Schonfeld ont commencé à seulement 19 ans, après qu’il ait passé plusieurs jours dans une forêt tropicale australienne. Le jeune homme y découvre la vie sauvage, la fatigue et la faim. Une expérience qui le marquera durablement. Sa vie ne serait plus jamais la même. À pied, à cheval, en chien de traineau, en canoë ou même en radeau… Il deviendra peu à peu un explorateur passionné, à la découverte de terres hostiles, qu’il parcourt alors en autonomie complète afin de “réapprendre à vivre sur Terre”.

“Un monde sans exploration possible serait un monde vide. Vide de sens, vide de vie. Tant que les explorateurs pourront exercer leur métier, rien ne sera tout à fait perdu.”

Le désert de Gobi

En 2015, le premier grand périple d’Eliott s’est déroulé en Asie Centrale. Pendant 3 mois, le tout jeune explorateur a traversé la Mongolie, des steppes du nord jusqu’au désert de Gobi. Il a parcouru 2 000 kilomètres à pied, en camion, en bus ou à cheval. Il lui a fallu monter à cheval durant six semaines pour traverser 900 kilomètres. L’explorateur a ensuite traversé à pied des étendues sauvages pendant 33 jours en autonomie totale, avec le souci constant de trouver de l’eau. Pari réussi pour Eliott, qui prend rapidement goût à cette quête ultime de l’aventure en autonomie.

L’Alaska

La deuxième destination extrême d’Eliott s’est déroulé en Alaska. 3000 kilomètres parcourus en 100 jours ! Pendant son épopée, il s’est nourri de champignons, de baies, de plantes cueillies et de poissons pêchés. Les rivières abondantes lui ont procuré de l’eau en abondance. Pendant plus de 3 mois, il a dû trouver sa place au sein de cette nature grandiose, peuplée de grizzlis, de loups et de caribous.

L’Himalaya

C’est dans l’Himalaya qu’a réellement commencé la “marche de la décroissance”. Réaliser une expédition en autonomie absolue, dans un environnement aussi rude que peut l’être la chaîne himalayenne, constitue un véritable défi que l’explorateur a relevé avec succès. Après avoir abandonné tous les objets du monde moderne, il a dû faire du feu par friction, se vêtir d’une veste en peau et transporter ses affaires dans un sac en bambou. Accompagné d’un cheval et de sa caméra, Eliott a finalement remporté son pari !

Le rêve de l’Amazonie

Pour sa dernière expédition en date, Eliott a été inspiré par un autre jeune explorateur, Raymond Maufrais, décédé à 23 ans en 1949 au coeur de la jungle amazonienne. La lecture du livre “Aventure en Guyane”, qui n’est autre que le journal de bord de Raymond Maufrais retrouvé après sa mort au coeur de la jungle par un indien Emerillon, a bouleversé Eliott. Il décide de partir sur ses traces en traversant l’Amazonie. L’objectif ultime sera de terminer l’expédition que Raymond n’a pas eu l’occasion de finaliser.

“Le lieu le plus sauvage de la planète me paraissait trop redoutable… Ce sera juste moi tout seul dans la jungle, sans aucune route, sans aucune piste, juste au milieu des arbres.”

Une épopée aux limites de la survie

Le 28 juillet 2019, il entreprend son voyage de 250 kilomètres à travers la jungle. Il affronte les rivières Ouaqui, Tamouri et Camopi en pirogue, les remonte à contre-courant pour arriver jusqu’au lieu où le carnet de bord fût découvert. Interrogé par Brut, l’aventurier déclare avoir lu chaque jour de son expédition le journal de Raymond. Il découvre ainsi qu’il passe par “les mêmes craintes, les mêmes joies, et les mêmes émotions”. Raymond échoua à construire un radeau pour descendre le courant. Il mourut après avoir abandonné ses affaires et décidé de descendre la rivière à la nage. Eliott a rencontré les mêmes difficultés. Affamé, épuisé, après avoir perdu sa machette, il réussira à construire un radeau de fortune avec son couteau, et retournera à la civilisation après 50 jours d’expédition, dont 15 jours passés à redescendre la rivière à bord de son embarcation.

“J’ai l’impression d’avoir atteint la jungle dont j’ai toujours rêvée. C’est la plus belle expédition de toute ma vie.”

L’explorateur, devenu auteur et réalisateur partage ses aventures minimalistes en quête de décroissance, et espère ainsi faire évoluer un peu les mentalités consuméristes de nos sociétés.

La rédaction